A portraits tirés
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Globosphère, la mondialisation expliquée
Un site à visiter absolument : www.globosphere.fr
Si la mondialisation fait peur, intrigue ou réjouit, elle ne laisse jamais indifférente. À l’heure des délocalisations et du développement durable, elle s’invite régulièrement dans les conversations. Réduite à son acception purement économique, elle peut ennuyer. Souvent jugée menaçante, elle renvoie surtout à des idées floues.
Mi-quotidien online, mi-base documentaire, Globosphere souhaite donner des pistes claires et concrètes pour appréhender la mondialisation des échanges, de toutes les formes d’échanges. Globosphere aborde aussi bien des sujets liés à la santé, à la culture et au sport qu’à l’environnement et à la finance à travers des articles, des reportages sonores, des vidéos et des animations. Ses principales qualités : généraliste, rigoureux et pédagogique.
Le site s’adresse à tous, professionnels, étudiants, spécialistes ou simplement curieux du monde dans lequel nous vivons et de ses évolutions.
La mondialisation pose question : Qui contrôle Internet ? D’où viennent les réfugiés climatiques et où vont-ils ? Les crises économiques produisent-elles toutes les mêmes effets ? Mais aussi, la culture hip-hop a-t-elle des frontières ? Globosphere donne des réponses. Rédigées sans complaisance… et parfois avec humour !
Design moi la Bretagne
Au-delà de l’objet lui-même, élégant, utile, industriel… le design est source de véritables réseaux en Bretagne, à l’image de la nouvelle galerie qui s’est ouverte il y a quelques semaines, à Rennes

Une sculpture lumineuse accueillait les visiteurs, garée en créneau dans une rue pavée de Rennes. Une voiture d’un autre temps, comme une boutade à la routine du quotidien. Réalisée pour l’exposition Superflux et la Fête des Lumières de Lyon par Benoît Fournier Mottet, cette sculpture était exposée pour l’inauguration de la nouvelle galerie de design rennaise, DMA galerie, il y a quelques semaines.
Le collectif d’artistes présent sous l’ombrelle DMA (Design et métiers d’art) production, vient en effet d’ouvrir un lieu d’exposition et de vente, en plein cœur de la capitale bretonne. « Les designers locaux manquent encore de visibilité. La Bretagne regorge de talents, mais ne bénéficie pas des mêmes dispositifs que les Pays de la Loire, par exemple (programme Design’ in Pays de la Loire – NDLR) et de la même culture industrielle. Alors il est nécessaire de fédérer les designers qui existent dans la région », décrypte Nicolas Prioux, président du collectif DMA production.
Avec ces quelque 100m2 d’exposition, ce showroom regroupe une vingtaine de designers et revendique un positionnement haut de gamme. Loin des productions industrielles, les créations exposées ici sont éditées en de très petites séries. « Nous sommes dans la recherche artistique et dans la mise en place d’un réseau créatif afin de soutenir les talents des uns et des autres. » C’est cette multiplication des points de vue que DMA veut défendre avec sa première exposition, “Multiplier”. Parmi les curieux, le jour de l’inauguration, il y avait d’ailleurs Stéphane, amateur averti : « On met tout et n’importe quoi sous la casquette design. Avoir un espace de ce type à Rennes est une grande première et c’est de bonne augure pour la découverte du design sous toutes ses formes. »
Des jeunes pousses prometteuses
La Bretagne n’est pas une terre moulée par le design. Les formations sont rares. Les écoles d’art de Brest et de Rennes instruisent aux métiers du design, artisanal et industriel, à travers une option. Et le BTS design de produits, au lycée Vauban à Brest, s’attache à répondre aux besoin de design opérationnel (répondant à une demande existante) et au design prospectif (recherche de nouveaux comportements, par exemple). Mais hormis ces formations et quelques autres écoles privées, la région ne compte pas d’école publique entièrement dédiée au design. Pourtant, il y a un peu plus de quatre ans, la tendance a commencé à s’inverser. Les designers en herbe, qui désertaient la région au profit de Paris une fois leurs études finies, ont changé leur plan et ont posé leur atelier sur le sol breton.
C’est à cette même période que trois frères bretons, Arnaud, Clément et Grégoire Benoît, se sont lancés dans l’aventure Pépin le Malin. Cette agence de conception, d’édition et de diffusion de design et de décoration a fait son succès avec des produits aux prix accessibles. Aujourd’hui les trois frères sont éditeurs de leurs propres objets comme le “col clé” (voir l’encadré idées cadeaux) et de ceux d’autres créateurs comme Séverine Bardoux, l’atelier A4, ou encore Dwemma. Autant de perles brutes à tailler au couteau du design, qui, avec d’autres comme Erwan Mevel, Grégory Parsy et Camille Debons, se font un nom dans le milieu du design et exposent leurs créations en France et dans le monde.
Développer le commerce
En marge de projets comme celui de Pépin le Malin et DMA production, d’autres boutiques, plus confidentielles font bouger la région, à l’image de LB décoration à Vannes, Bouches à oreilles à Crac’h (Morbihan), et aussi la galerie la Part’belle à Dinard, qui a notamment ouvert son showroom à Éric Desprez de Gésincourt. À côté de son travail de designer, ce Malouin récupère corian, plexiglas et même balle de ping-pong pour créer des bijoux.
L’exposition Objets Design de Bazouges-la-Pérouse (Ille-et-Vilaine) est également source de rencontres, d’échanges et de réseaux. « La volonté de notre équipe a été de donner une plus grande place en termes de durée et de visibilité à la création design, détaille Mélanie Plasse, de l’association organisatrice, Le Village. Le reste de l’année, notre activité est plutôt consacrée à la création contemporaine (arts visuels et spectacle vivant; expositions, spectacles, concerts, ateliers et stages…). Il nous paraissait donc important de présenter aussi la création dans le domaine du design, plus ancré que l’art dans le quotidien du public. » S’ancrer dans le quotidien et faire vivre son commerce : ce sont bien des objectifs essentiels pour les professionnels du design. Le collectif DMA production va d’ailleurs lancer un site marchand en février prochain pour développer l’achat sur le Web. Il met également en place, à partir de la mi-décembre, une présentation de tous les objets DMA, dans sa galerie rennaise, à des prix plus abordables pour profiter de la période faste des achats de Noël.
Hélène Fily.
Article publié dans le Figaro magazine, supplément Bretagne. Crédit photo : DMA Galerie
Des Rennais auprès des jeunes de Koudougou
Une association du Burkina Faso se démène contre le désœuvrement de sa jeunesse. Une antenne rennaise lui sert de relais.
Leurs pieds balaient la poussière de la terre ocre. Vélos et mobylettes sont parqués à l’ombre de rares arbustes. Ils sont une poignée de jeunes de Koudougou (1) à s’être donnés rendez-vous sur le terrain d’une école de la ville pour une partie de football. À l’initiative de ce match, l’Association vie de jeunes (AVJ), qui milite depuis trois ans pour créer un cadre de regroupement et d’échanges des jeunes. Après quelques passes endiablées, la mi-temps venue, les conversations s’engagent. Et comme de coutume, Rennes est au coeur des discussions.« C’est grâce à l’aide de plusieurs étudiants rennais que nous avons réussi à organiser notre premier tournoi de basket, l’événement phare de l’association, en 2006 », s’exclame Saidou Koanda. À tout juste 20 ans, le président de l’AVJ a le rire et le verbe faciles. L’association qu’il a montée avec quelques amis pour promouvoir les actions sportives et culturelles au sein de la jeunesse lui tient à coeur. Il sait aussi que l’enjeu est capital dans l’un pays les plus pauvres du monde, où le taux d’analphabétisme dépasse les 70 % et où l’exode est souvent une réponse au désoeuvrement de la population, jeune en particulier.
De l’avis de Jonas et Hubert, deux autres membres de l’association, le sport est un bon exutoire. « Même si on n’a pas d’argent, il y a toujours un ballon qui traîne pour aller faire quelques passes. » Mais si l’argent n’est pas nécessaire pour improviser un match, il l’est en revanche pour organiser un tournoi. Zacharia Tiemtoré, enseignant-chercheur burkinabé propose très vite son parrainage et favorise la constitution d’un groupe France, depuis Rennes, où il enseigne. Une manne inespérée pour les jeunes. « L’antenne apporte un appui précieux », reconnaît l’enseignant. Florent Barbotin, l’un des membres français, part en soutien logistique pour le premier tournoi. Il reste trois mois sur place et monte, à son retour, une exposition photo sur le campus universitaire de Ker Lann à Bruz. L’équipe rennaise développe aussi un site internet pour parler des activités de l’AVJ. Mais le manque de moyens de la jeune association reste criant.
« C’est très difficile de mener des projets à bien, confirme l’étudiant en licence professionnelle sport et développement social. Les institutions peinent à octroyer des subventions. » Un aveu d’impuissance confirmé à demi-mot au ministère de l’emploi et de la jeunesse du Burkina Faso, dans les bureaux de la direction de la vie associative et des infrastructures de jeunesse. « Nous sommes conscients de notre faible capacité à aider les jeunes associations, témoigne ainsi Rémy Tapsoba, directeur du service. Nous faisons de notre mieux, mais la pauvreté de notre pays nous oblige à réagir en fonction de l’urgence. »
Sur 15 000 associations, seules 230 bénéficient du soutien gouvernemental. Le ministère cherche de nouvelles solutions. Un conseil national de la jeunesse est en passe d’être créé. Le bureau constitutif doit se dérouler à la fin du mois de septembre. Un espoir qui reste mince pour les jeunes de l’AVJ. L’aide concrète vient des parrains, locaux ou étrangers. « Il ne s’agit pas de faire la pédagogie de la pauvreté, assure pourtant Zacharia Tiemtoré. Mais l’appui des Rennais, leur investissement dans les activités de l’association motivent les jeunes là-bas.» Et cela porte ses fruits. Français et Burkinabés ont travaillé ensemble pour faire venir quatre étudiantes infirmières du Mans dans un centre de soins de Koudougou. Arrivées cette semaine en terre africaine, elles dispenseront des formations sur les principales mesures d’hygiène au village.
Hélène FILY.
(1) Troisième ville du pays derrière la capitale, Ouagadougou, et Bobo-Dioulasso.
Étonnants migrateurs
La 19eme édition du festival des Étonnants voyageurs à Saint-Malo aura pour thème les « Migrations ». Le festival du livre et du film se déroule cette année du 10 au 12 mai et annonce déjà la présence de pointure. On notera notamment la venue du réalisateur Amos Gitaï, d’Olivier Adam, de Jean Hatzfeld, d’Isabelle Autissier… La liste des invités, très cosmopolite, témoigne elle aussi des diversités et migrations de la littérature et de l’image. Tarifs, plein 10€, réduit 8€.

Amoureux au ban public
Etre placé en rétention après avoir été convoqué par la police au cours d’une enquête de mariage diligentée par le procureur.
Fêter son 5ème anniversaire de mariage en France sans être régularisé.
Subir la séparation de son mari et de sa fille depuis deux ans car l’ambassade de France refuse de délivrer un visa pensant qu’il s’agit d’un mariage blanc..La Saint-Valentin est l’occasion d’un appel à la mobilisation relayé par la Cimade…
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Au nom de la lutte contre les mariages blancs et du contrôle de l’immigration familiale, reléguée au rang peu enviable «d’immigration subie» , le durcissement continu des lois et des pratiques administratives produit des situations inadmissibles:
- multiplication des procédures d’opposition à mariage et difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l’étranger;
- multiplication des refus de visas ou de titre de séjour, éloignement des conjoints de français en situation irrégulière, expulsions pour faire obstacle au mariage;
- enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d’objectivité et de respect des personnes auditionnées;
- non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors mariage, etc.
Victimes de cette politique, des couples mixtes se regroupent dans toute la France pour défendre leurs droits et faire connaître à l’opinion publique le sort réservé aux conjoints, concubins (pacsés ou non) de ressortissants français.
Le 14 février 2008, sera la première journée nationale d’information et de mobilisation.
Les collectifs exprimeront tout particulièrement leur solidarité avec les couples séparés qui attendent depuis des mois, voir des années, la transcription de leur mariage ou un visa long séjour pour se retrouver.
- à Lyon : cérémonie de mariage de vingt couples mixtes, projections, bal des Amoureux
- à Montpellier : conférence de presse, bal des Amoureux
- en Ile-de-France : rassemblement devant la préfecture de Bobigny
- des mobilisations sont prévues également à Marseille, à Béziers, à Nîmes,…
Retrouvez tous les évènements sur www.amoureuxauban.net





